LES SOCIALISTES QUI RISQUENT LA PEINE FERME ET LEUR MANDAT DE MAIRE : UNE ÉQUATION

Procès : Le mandat du maire Barthélemy Dias en question

Son immunité parlementaire levée, Barthélémy Dias est jugé ce 25 janvier 2017 par la première chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Dakar en audience spéciale. Il répond de l’infraction de “coups mortels”. Barthélémy Dias, maire de Mermoz-Sacré Cœur, est encore convoqué par la justice, dans l’affaire Ndiaga Diouf, et risque une condamnation. S’il est déclaré coupable, il risque une peine ferme. Et si la peine ferme est supérieure au temps passé en détention provisoire, il retournera en prison.

Une éventualité qui hante le sommeil de beaucoup de ses administrés qui se demandent comment la mairie va continuer à fonctionner “afin que la situation de blocage de 2012 ou aucune délégation de signature n’avait été consentie par le maire Dias, ne se répète”.

En effet, lorsqu’il était en détention provisoire, Barthélémy Dias n’avait donné aucune délégation de signature. Les dossiers lui était emmenés en prison. Ce qui n’était pas sans conséquence sur la célérité des affaires à traiter.

Quelles solutions pour minimiser les dégâts ?

Si Barthélémy Dias retourne en prison donc, trois options peuvent être envisagées : la mise sous délégation spéciale de sa mairie, une nouvelle élection au niveau du conseil municipal ou une nouvelle élection communale.

La mise sous délégation spéciale, expérimentée plusieurs fois au Sénégal, est l’option la plus plausible, compte tenu des enjeux politiques énormes de cette commune si stratégique, contrôlée par Barthélémy Dias depuis 2009, et qui est très convoitée.

Une nouvelle élection au niveau du Conseil municipal peut aussi être une option. Le mandat du maire étant le mandat du Conseil municipal qui l’a élu, il est plus légitime que ce même collège puisse élire un nouveau maire parmi les conseillers après que le maire Dias, s’il perd son mandat suite à une éventuelle condamnation à une peine ferme, soit remplacé par son suppléant sur la liste électorale de 2014.

Une nouvelle élection communale, qui n’a jamais eu lieu au Sénégal, peut également être une option selon certains spécialistes. Ce format est très démocratique. Son efficacité a été testée à Notre Dame des Landes en France dans un référendum local pour l’installation d’un aéroport. Cette option comporte, toutefois, deux contraintes liées à la matérialité de son organisation et à la légalité de sa mise en œuvre, puisque le code électoral Sénégalais ne prévoit pas une telle option.

Source : seneweb

La Rédaction

Information, news et actualité internationale en direct & en continu sur NetDakar. Actualité politique, info culture & sports au Sénégal et à l'international.

You may also like...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.