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Sanction : l’Etat ponctionne les salaires des enseignants grévistes

Les sanctions contre les enseignants grévistes commencent à tomber. L’Etat a ponctionné les salaires des enseignants grévistes. Ces derniers qui se sont rendus à la banque pour percevoir leur salaire de mai ont dû le constater.

Joint, hier, par téléphone, le Coordonnateur du Grand cadre a confié: «Les ponctions sont effectives depuis ce matin (Ndlr : Hier). Les sommes délestées vont de 15 mille à 100 mille francs Cfa», affirme Mamadou Lamine Dianté. Avant d’ajouter que les réquisitions des enseignants se poursuivent. «On note maintenant des réquisitions un peu partout dans le pays. A Saint-Louis, les gendarmes qui sont venus remettre les lettres de réquisition sont rentrés bredouille. Car les collègues les ont sommés de rentrer avec leurs documents. Idem à Mbirkilane, à Keur Momar Sarr et à Dagana», soutient M. Dianté.

Malgré tout, le Grand cadre et le Cusems indiquent qu’ils ne vont pas reculer devant les menaces brandies par l’Etat. Mamadou Lamine Dianté et Cie ont décidé de dérouler leur nouveau plan d’actions durant toute cette semaine. «Pour exiger du gouvernement la matérialisation des engagements et l’arrêt des mesures arbitraires, le Grand cadre et le Cusems décrètent pour la semaine du 30 mai au 4 juin 2016 :  la poursuite de la rétention des notes, le refus de prendre les réquisitions et de répondre à tout interrogatoire, le boycott des examens de fin d’année, le boycott des compositions du second semestre, des conseils de classes et cellules pédagogiques», ont fait savoir les deux syndicats dans un communiqué conjoint. La même source d’ajouter que les syndicats vont observer à partir de mercredi 1er juin 2016, un débrayage à 10 heures suivi d’une assemblée générale dans les établissements. Ce mouvement d’humeur sera suivi par une grève totale de 48 heures, jeudi 2 et vendredi 3 juin 2016.

Le Grand cadre et le Cusems affirment que le recours aux réquisitions «témoigne de l’échec manifeste de toutes les tentatives d’intimidation et de menace. Il constitue à la fois une négation de la liberté syndicale et une violation du droit de grève». Devant ces faits, Mamadou Lamine Dianté, Abdoulaye Ndoye et leurs camarades vont «saisir l’Oit et le Bit  sur ces abus de pouvoir commis par l’Etat du Sénégal et le médiateur de la République du Sénégal pour exiger le respect du droit syndical». Aussi, les syndicalistes informent que durant cette semaine, ils vont rencontrer les organisations des droits de l’Homme du Sénégal.

Le Grand cadre et le Cusems disent avoir rencontré des personnalités, comme le secrétaire général d’Aj/pads, Landing Savané, le secrétaire général du Saes, Seydi Ababacar Ndiaye, et le porte-parole du Khalife général des Mourides, Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké pour, disent-ils, «discuter de la crise scolaire». En ce qui concerne les demandes d’explication, les mises en demeure, les avertissements et les réquisitions servis aux enseignants, M. Dianté et ses camarades parlent d’une illégalité.

La Rédaction

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