PROCÈS BARTHELEMY DIAZ : LE PROCUREUR CHARGE LOURDEMENT LE PRÉVENU

Reprise du procès ce matin: Le procureur requiert 10 ans ferme et un mandat de dépôt contre Barthélemy Diaz

Dans ses réquisitions, le maître des poursuites a tenté de démonter la culpabilité de Barthélémy Diaz et de ses codétenus. Selon lui, Barthélemy Diaz et ses camarades se sont réfugiés dans des dénégations systématiques pour se tirer d’affaires mais précise le parquet, « la ruse et le mensonge ne passeront pas dans ce procès. »

Toujours dans son speech, il a laissé entendre «je dois rappeler qu’il y a des éléments constants. Car, dans cette affaire, il est indéniable que le nommé Ndiaga Diouf a été tué. L’autopsie a révélé qu’il a subi une mort violente occasionnée par une hémorragie interne et externe, parce qu’il a reçu une balle au dos».

A en croire le procureur, «la légitime défense soulevée par la défense ne passera pas, parce que le code pénal stipule dans son article 315 qu’«il n y a ni crime, ni délit lorsque les homicides et les coups ont été commandités par soi-même et par autrui. On ne peut évoquer la légitime défense que pour repousser un mal présent».

Tous les témoins, dira le procureur, «ont déclaré avoir vu entre les mains de Barthélémy Dias, deux armes au moment où l’autre camp n’était pas armé. Cela, les vidéos de la Tfm diffusées à la barre l’a montré avec suffisance. Barthelemy Diaz a toujours avoué qu’il a bel et bien tiré en direction des nervis».

A l’image des avocats de la partie civile, le représentant du parquet estime que c’est le maire prévenu et sa bande qui ont débuté les hostilités. Dans son réquisitoire, le procureur a essayé de démontrer que Barthélemy Diaz détenait une arme de calibre 38. Mieux, le maître des poursuites a estimé que l’arme que ce dernier tient dans la main gauche est différente de celle qu’il a remise à l’instruction. Il a requis contre lui une peine pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avant de requérir 10 ans de prison ferme contre Diaz fils et qu’un mandat de dépôt lui soit décerné.

Pour ses codétenus, il a requis 5 ans de prison ferme sans mandat de dépôt. Pour les « nervis » du Pds, le maitre des poursuites a requis 2 ans contre eux pour rassemblement illicite. 10 ans de prison ferme ! Telle est donc la peine qu’encourt le maire de Sicap Sacré Coeur Mermoz accusé dans la mort de Ndiaga Diouf. Le procureur a requis 10 ans de prison ferme et un mandat de dépôt contre le maire socialiste. Le procès reprend aujourd’hui

La Rédaction

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