L’AFP: CHRONIQUE D’UNE DÉCADENCE POLITIQUE ou LA RANÇON SÉVÈRE DES ERREURS POLITIQUES… (FIN)

Quoique formaté à la doctrine senghoriste et bénéficiant d’un capital d’expériences inestimable, le leader des progressistes agit comme un véritable dilettante sur le champ politique.

L’AFP devient quasi un satellite de l’APR et certains de ses responsables à l’image de chambellans zélés constituent la ligne « Maginot » qui sert de cuirasse au régime beige-marron contre les critiques virulentes de l’opposition. Mieux, Zator Mbaye, le député progressiste est le vuvuzela de l’APR défendant contre vents et marées les causes les plus saugrenues et au détriment du peuple.

– Quatrième bourde

La base du parti rumine sa colère noire. Certains cadres tentent de faire entendre raison à Niass qui reste sourd aux appels à la raison lucide. Le feu couve car une crise latente prend racine à la base et ne laisse guère indifférente une bonne frange du top management du parti.

La rencontre tenue à Terrou-bi afin d’arrondir les angles et relancer les activités capota.
Niass, mis en minorité et incapable de contenir la vague qui incarne la rupture de paradigme politique parrainée par Gakou, sort de ses gonds en débitant des insanités indignes d’un leader politique.
Enivré par les délices exquis dans sa lune de miel avec l’APR, Niasse de connivence avec ses ouailles met à rude épreuve la stabilité et le dynamisme de sa propre formation politique en suspendant les « rebelles  » symboles du renouveau politique avant de prononcer leur exclusion définitive.

Cette décision lourde de conséquences va entraîner des départs massifs et non des moindres. Le parti se vide de ses caciques dont Maty Diallo, Goumbala, Gakou et tant d’autres.
Et le coup de grâce qui sonne le tocsin est la création du Grand Parti (GP) vers lequel migrent tous ceux qui nourrissent une ambition politique.

L’AFP n’est plus que l’ombre de lui-même en proie à de sérieux problèmes de représentativité. Niass est désorienté parce que affaibli par les vagues massives de départs qui prouvent toute son impotence à juguler la saignée.

Son poste à la tête de l’hémicycle est chahuté par l’APR qui réclame la présidence.
Les investitures pour les législatives du mois de juillet prochain précipite le divorce et la lune de miel se mue en lune de fuel.
Avec six (06) investis toutes listes confondues de BBY avec à la clé le député Zator Mbaye à la 38ème place sur la liste nationale, l’AFP entrevoit une fin désastreuse dont l’oraison funèbre est entonnée par les répliques incendiaires et salées de certains responsables apéristes en guise de réponses aux récriminations des progressistes.

La presse devient le mur de lamentations de l’AFP consciente que la fin est maintenant une question de jours.

Aussi s’interroge-t-on sur l’avenir de l’AFP sur l’echiquier politique national?
Sans s’arroger les pouvoirs d’un devin capable de lire l’avenir avant l’heure, il n’est pas si difficile de présumer de l’avenir de cette formation politique en procédant à une lecture prospective, lucide et factuelle de la situation politique actuelle du parti, de son statut et son poids réel. Et face à une recomposition politique inexorable qui definirait une nouvelle cartographie politique aux lendemains des législatives et à l’imminence de la présidentielle de 2019, le sort de la formation progressiste rappelle bien celui d’une embarcation en plein louvoiements avant le naufrage.

En effet, à la lumière de une analyse SWOT, il est aisé de découvrir l’imminence du péril qui pèse sur son existence avec la montée en puissance de nouveaux partis à l’idéologie innovante.
De ce fait, il s’avère absolument nécessaire pour l’AFP d’operer sa mue en profondeur tout en comptant sur des financements massifs nerfs de la guerre et un leader charismatique à la baguette.
Deux conditionnalités somme toutes difficiles voire impossibles à réaliser.

Primo Niass est vieillissant et ne compte sûrement pas continuer de financer un parti dont il ne tient plus les rênes. Or, la question financière est au centre des activités du parti car la problématique de la massification et de l’elargissement des bases est le talon d’Achille de la formation progressiste.

Segundo, la problématique du leader charismatique et efficace est l’équation à plusieurs inconnus car en dehors en Dr Malick Diop, qui aura du chemin à parcourir si toutefois la lourde charge lui échoirait, tout le reste ne fait pas le poids.
Donc, c’est l’amertume à la gorge et dans la désolation que Moustapha Niass appréhendrait la fin de sa carrière politique sur une note malheureuse victime des calculs politiques de son allié beige-marron obnubilé qu’il est par le second mandat.

En somme, Niasse doit tirer sa révérence et sortir par la grande porte de l’histoire afin de préserver sa crédibilité largement entamée par sa présidence calamiteuse de l’Assemblée Nationale accusée de fraudes fiscales, de surfacturations sans occulter les séances de pugilat et l’absentéisme chronique dont les députés nous ont gratifiés.
L’avenir nous dira s’il est vraiment un sage…

La Rédaction

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