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Hommage à Bob Marley : ce que vous ne savez pas sur ce monument très tôt disparu

La légende du reggae ou le pape du reggae s’en est allé, il y a 35 ans. Mais sa musique reste encore vivace. Ses messages, quant à eux, sont encore plus d’actualité pour les peuples opprimés dont il défendait et plaidait la cause. Bob Marley, c’est de lui qu’il s’agit. Epopée d’une immense philosophie.
Né le 6 février 1945 à Miles, Saint-Ann, en Jamaïque, Robert Nesta Marley a cassé le micro le 11 mai 1981 à Miami en Floride aux États-Unis à l’ âge de 36 ans. Malade avant sa mort, les examens aux rayons X ont montré que Bob avait cinq tumeurs, trois au cerveau, une aux poumons et une autre à l’estomac. Donc, il souffrait d’un cancer généralisé. Une maladie qu’il a cachée à ses proches et continuait de jouer jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Mais, il a été placé en soins intensifs le 9 mai 1981 à l’hôpital Cedars of Lebanon de Miami aux Etats-Unis où il meurt le 11 mai 1981. Il est enterré le 21 mai dans sa paroisse de naissance, à St Ann, en Jamaïque, après des funérailles nationales à Kingston. Tout a commencé en mai 1977 avec une blessure à son gros orteil. Un médecin lui suggère des analyses à Londres. Puis, un médecin américain lui prescrit une amputation urgente de l’orteil. Malgré cela, le cancer était déjà là, généralisé. Marley entre dans la clinique de Rottach-Egern en Bavière en Allemagne où il suit un traitement anticancéreux controversé chez le docteur Josef Issels, spécialiste allemand avant d’aller aux Etats-Unis.

Epopée d’une légende
Marley était auteur-compositeur-interprète, chanteur et musicien. Son genre musical était le Dub, Reggae, Ska, Rocksteady. Il avait pour instruments sa voix, sa guitare et les percussions. C’est en 1962 que Bob commence sa carrière. Il avait pour studios d’enregistrement ‘’Studio One’’, ‘’Tuff Gong’’ et ‘’Island’’ tous des 36 pistes. Durant sa carrière, Bob Marley connaît un succès mondial. De nos jours, il reste à ce jour le plus connu et le plus vénéré de la musique reggae. C’est lui qui a permis à cette musique jamaïcaine et au mouvement Rasta de connaître une audience planétaire. Il a vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde. Il se définissait comme un rebelle dans l’âme face à Babylone. Il était métis car né d’une mère Noire jamaïcaine (afro-caribéenne) et d’un père Blanc d’origine anglaise (Marley Booker), né en Jamaïque. Ayant grandi avec sa maman, le petit Marley quitte l’école à 14 ans et la campagne pour le ghetto de Trenchtown à Kingston. Là, il y rencontre Neville Livingston, dit Bunny Wailer, et Winston Hubert McIntosh, dit Peter Tosh, avec qui, il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu’ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chant. Bob Marley enregistre sa première chanson ‘’Judge Not’’ pour le producteur Leslie Kong, du label Beverley’s, en 1962, à l’âge de 17 ans, ainsi qu’une reprise d’un succès de country de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres n’ont aucun succès. Mais, Bob continue à s’investir dans la musique. En 1963, il forme avec Junior Braithwaite, Peter Tosh et Bunny Wailer, le groupe vocal The Wailers (les gémisseurs). Ils obtiennent un contrat avec ‘’Studio One’’ en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement ‘’Sir Coxsone’’ Dodd, qui a, pour assistant en studio, Lee ‘’Scratch’’ Perry (Scratch assure aussi la promotion). Coxsone Dodd et les Wailers signent un contrat pour cinq ans. En février 1964, le titre ‘’Simmer Down’’ cartonne et devient no 1 en Jamaïque. 80 000 disques sont vendus. Les Wailers enregistrent ‘’Rude Boy’’, ‘’I’m Still Waiting’’, ‘’Put It On’’ et une première version de ‘’One Love’’. Entre temps, Bob qui a été soudeur quitte son métier de soudeur. Après l’album intitulé ‘’The Wailin’ Wailers, le trio se sépare de Coxsonne, qui ne leur a pas versé grand-chose en contrepartie des dizaines de titres qu’ils ont enregistrés pour lui. Le 11 février 1966, le lendemain de son mariage avec Rita Anderson qui devient Rita Marley. L’artiste s’intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 1930 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail’n Soul’m. Leur premier titre, autoproduit, dans le nouveau style rocksteady, s’intitule Bend Down Low. A Kingston, Mortimer Planno, un rasta jamaïcain d’origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié Ier au début des années 1960, lui transmet une partie de sa culture rasta. Métis clair rejeté par les Noirs jamaïcains, Bob Marley se sent accepté par ce mouvement. Bob Marley repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969 où il travaille plusieurs mois comme ouvrier de nuit dans une usine automobile (Chrysler). Sa femme et ses jeunes enfants l’y rejoignent. À son retour, il fonde les disques ‘’Tuff Gong’’, du nom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le ‘’Gong’’ (fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown (Say It Loud), ‘’I’m Black and I’m Proud’’ rebaptisée ‘’Black Progress’’, dans le nouveau style reggae, avec de jeunes musiciens, les frères Carlton (à la batterie) et Aston « Family Man » Barrett (à la basse), qui ne le quitteront plus.

‘’No Woman No Cry’’,
‘’Rastaman Vibration’’,
‘’Exodus’’, ‘’Kaya’’ sont des succès
Sa rencontre avec Chris Blackwell qui deviendra son producteur change les choses. Les deux premiers albums pour Island sont remixés à Londres où des solos de guitare sont ajoutés, ainsi que des parties de claviers qui apportent un son plus accessible au grand public. ‘’Catch a Fire’’ puis ‘’Burnin’’ sortent chez Island sous le nom des Wailers en avril et octobre 1973. Bunny Wailer quitte le groupe puis c’est Peter Tosh qui s’en va aussi, laissant Bob à sa carrière solo. Le trio vocal féminin ‘’I Threes’’ avec Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt prend en charge les chœurs. Le nom des Wailers sera désormais celui de ses accompagnateurs, parmi lesquels les deux frères Barrett (basse et batterie), les pianistes Earl ‘’ Wire’’ Lindo et Tyrone Downie, le guitariste Earl ‘’Chinna’’ Smith, l’harmoniciste Lee Jaffee et le percussionniste Alvin ‘’Seeco’’ Patterson. Son troisième album sans les deux partants est le chef-d’œuvre ‘’Natty Dread’’, dans lequel il incorpore une influence blues avec le guitariste américain Al Anderson. Un autre guitariste soliste américain, Junior Marvin est ensuite engagé. Suivra Live! enregistré le 18 juillet 1975 à Londres, qui contient son premier succès international ‘’No Woman No Cry’’, où il console une femme affectée par la violence des ghettos, puis l’essentiel Rastaman Vibration (1976) qui sera le disque de Bob Marley le plus vendu de son vivant, et so Rastaman Vibration n premier succès américain. Il y enregistre les albums à succès Exodus et Kaya, ainsi que le single Punky Reggae Party avec Lee Scratch Perry. Les titres Jamming et ‘’Waiting in Vain’’ notamment, sont des tubes mondiaux. ‘’One Love’’, ‘’Peace Concert’’, ‘’Babylon by Bus’’.

La Rédaction

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