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EDITORIAL : VOUS AVEZ DIT IDRISSA SECK UN ASSOIFFé DE POUVOIR ? PAR CHEIKH DOUDOU MBAYE

Quand le « Pouvoir » est dévoyé de sa vocation et fonction originelles, il est alors aisé pour ses pourfendeurs d’accuser le Sieur Seck d’en être un assoiffé. Le Pouvoir pour Macky Sall et alliés résonne creux et se définit exactement comme il est usité en Wolof c’est à dire  » Nguour » synonyme de banekh, aisance et fin de leurs soucis financiers comme théorisé par Abdoulaye Wade lors de son Premier rendez vous professionnel avec Idrissa Seck son Tout nouveau Directeur de Cabinet d’alors.
Taxé Idrissa d’assoiffé de pouvoir est mal connaître l’homme qui défia sa Majesté Wade dans sa toute  puissance alors qu’il avait l’occasion d’être associé aux deals au lieu de les éventrer.
Idrissa Seck contrairement à Macky Sall ne voit pas pas le pouvoir comme Nguour* mais bien comme Responsabilité et devoirs pour trouver solution de vie à 14 millions d’habitants.
Macky Sall et alliés voient le Nguour comme niou ayeee tay* parce que hier c’était Wade.
Idrissa Seck voit le pouvoir comme devoir pour mettre Mamadou de Ndjiby en situation favorable pour rompre la chaîne de pauvreté de sa famille en se consacrant à la recherche de moyens à mettre à sa disposition pour y arriver.
Quand Macky Sall et alliés bénéficient de plus de 72 milliards de nos pauvres francs pour son fonctionnement et pour un Etat de 14 millions d’habitants, Barack Obama bénéficie pour 52 États de juste son double à savoir 152 milliards.
Pendant ce temps Idrissa Seck dans sa vision de ce qui est le pouvoir, a de la peine quand la soeur de Mamadou de NGnibi lui confesse sa peur de ne pouvoir poursuivre ses études fautes de grève et moyens.
Le Pouvoir ne veut pas dire Nguour et Idrissa n’en est pas assoiffé.
Il a faim plutôt de voir la souffrance des sénégalais depuis les indépendances prendre fin en témoigne sa conclusion de sa déclaration de Politique Générale.
In extenso quelques paragraphes de son discours de politique générale : « Le programme de mon Gouvernement est centré sur l’Homme, sur le Sénégalais. Il est notre seule préoccupation, notre seul centre d’intérêt. Nous voulons nous intéresser au vécu quotidien du Sénégalais plutôt qu’aux fluctuations de telle ou telle courbe. C’est parce que notre profession de foi est centrée sur l’Homme que son seul ennemi demeure l’Homme. Il est saisissant de noter que l’Homme, tout au long de son histoire, a su connaître la nature et l’apprivoiser. Il a transformé le vent impétueux en électricité, bravé les airs par ses avions, exploré l’espace par satellites et fusées, pendant que certaines choses apparemment simples restent encore à l’état de chantier. Je veux parler de ce chauffeur qui brûle le feu de Soumbédioune, ce monsieur qui, à la banque, refuse de faire la queue, de cet agent d’entreprise ou de l’Etat qui veut monnayer illégalement son service. L’introspection à laquelle nous a invités le président de la République au lendemain du drame du «Joola» est une donnée primordiale dans la réussite de notre entreprise d’aujourd’hui. Je me souviens que son appel avait été entendu et que les Sénégalaises et Sénégalais avaient révisé leur comportement pour un temps. Je vois cependant le relâchement prendre ses droits. C’est donc pour le bien de ce Sénégal nouveau que je souhaite, Monsieur le Président, Honorables Députés, méditer avec vous et le Peuple Sénégalais cette parole : «Je ne modifie pas l’état d’un peuple sans que celui-ci ne change ce qui est en lui-même». Par la méthode et la stratégie inclusive que je vous ai exposées, je serai le compagnon de tous les jours des Sénégalais. Que le paysan sache que je serai avec lui dans les champs, j’accompagnerai l’étudiant dans les couloirs de son établissement et la ménagère devant les étals des marchés. Que celui qui est malade sache que je cherche les moyens pour faciliter sa guérison. Enfin, j’accompagnerai, par mon intention, dans la nuit et la solitude de sa proximité avec Dieu, l’homme pur qui prie pour un Sénégal de paix, de réussite et de prospérité ».
Ne nous voilons pas la face,Idrissa Seck n’a pas alors la même définition du mot « pouvoir  » que nos élites qui nous gouvernent et si c’est cette vision c’est être assoiffé de pouvoir, je souhaite que nos dirigeants actuels soient dans le même cas.
Cheikh Doudou Mbaye -Idy-aliste
Master en Santé Publique Politique et Gestion des systemes de Soins de Santé Bruxelles.

La Rédaction

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