• Non classé
  • 1

Pourquoi Donald Trump peut gagner les élections américaines – par Lissa Amadou T. BA

Donald John Trump, Sr., né le 14 juin 1946 à New York, est un homme d’affaires américain. Magnat milliardaire de l’immobilier, il est également animateur de télévision et homme politique.

Il est fils d’un entrepreneur dans le secteur immobilier de New York, cofondateur de la compagnie Elizabeth Trump & Son. Donald Trump y travaille durant ses études à l’école de commerce de Wharton à l’université de Pennsylvanie. En 1968, il rejoint cette société, qu’il dirige depuis 1971 et qu’il renommera The Trump Organization. Il est également fondateur de la Trump Entertainment Resorts.

Donald Trump est célèbre pour avoir bâti son empire et sa notoriété sur des bâtiments prestigieux qui portent généralement son nom. La plupart de ses réalisations se trouvent dans l’État de New York, avec notamment des gratte-ciels, mais on relève aussi un grand casino à Atlantic City, le Trump Taj Mahal.

Impliqué dans le secteur du divertissement télévisuel, il est notamment, de 2004 à 2015, l’animateur de l’émission de téléréalité The Apprentice, ce qui contribue largement à sa célébrité.

En juin 2015, Donald Trump annonce sa candidature aux primaires du Parti républicain pour l’élection présidentielle de 2016. Celle-ci connaît un succès inattendu et il prend rapidement la tête dans la course à l’investiture. Marquée par de nombreuses polémiques, sa campagne se distingue par un faible coût et une absence de recours à des sponsors, par de vives critiques envers l’immigration et par un positionnement contre l’establishment et le politiquement correct.

Quand le promoteur Donald Trump s’est fait connaître, au milieu de l’ère Reagan, certains Américains le considéraient comme le personnage public le moins authentique qui fût. Ces Américains avaient raison. Une génération plus tard, Trump s’est emparé, malgré une opposition féroce, du parti majoritaire au Congrès et a décroché la nomination présidentielle, en convainquant certains Américains qu’il est bien la personne la plus authentique de la vie publique. Ces Américains ont eux aussi raison. Trump incarne le paradoxe qui hante les Etats-Unis depuis la révolution contre-culturelle des années 1960. Il a une bonne chance de devenir le prochain président.

Pour l’émergence de Trump, nous pouvons remercier un changement dans les « rapports de production », comme aurait dit Marx. Les Etats-Unis se sont presque totalement désindustrialisés. Leur économie repose désormais sur différentes technologies de l’information subventionnées par le gouvernement et développées dans les universités. L’essai dont on a le plus parlé depuis un an est The Rise and Fall of American Growth (Princeton University Press, 784 pages), de l’économiste Robert J. Gordon. L’auteur jette un regard sombre sur nos dernières innovations. Des fortunes sans précédent ont été bâties sur la cannibalisation (au travers des licenciements), la sous-tarification (par l’immigration) et le contournement (par le libre-échange) de l’ancienne économie. Mais cela ressemble à un jeu à somme nulle.

Nous sommes aux tout premiers stades d’une insurrection contre ce jeu s’enflamme t’il.

En février 2016, après un score jugé décevant lors du caucus de l’Iowa (24,3 % des suffrages), il arrive largement en tête des primaires du New Hampshire (35,2 %), de Caroline du Sud (32,5 %) et du Nevada (45,8 %), renforçant ainsi son statut de favori. Lors du Super Tuesday du 1er mars 2016, Donald Trump conforte son avance en remportant sept des onze États en jeu. Tandis qu’il est notamment attaqué par Mitt Romney et John McCain, des comités d’action politique lancent une campagne contre lui en diffusant des publicités négatives s’élevant à plusieurs dizaines de millions de dollars. Marco Rubio, favori du Parti républicain et l’un de ses principaux adversaires, se retire de la course le 15 mars 2016.

la fin du mois, Chris Christie, gouverneur républicain modéré du New Jersey ayant abandonné la campagne, est la deuxième figure importante du Parti républicain à lui apporter son soutien, après Sarah Palin en janvier. Il est suivi par le sénateur Jeff Sessions, le premier parlementaire républicain à le faire. Son ancien concurrent Ben Carson lui apporte son soutien au mois de mars, suivi, le mois suivant, par Rudy Giuliani, le maire républicain de New York lors des attentats du 11 septembre 2001.

Dans l’histoire récente des campagnes de primaires pour l’élection présidentielle américaine, il fait partie des candidats en position de favori des sondages ayant le moins dépensé d’argent. À la date du 10 mars 2016, il est ainsi, parmi les candidats républicains et démocrates, celui qui a dépensé le plus petit budget de campagne électorale, à savoir 27 millions de dollars (85millions pour Marco Rubio, 96 millions pour Bernie Sanders, 104 millions pour Ted Cruz et 188 millions pour Hillary Clinton). Alors que le taux de participation aux primaires est en hausse, le politologue Alix Meyer souligne que Donald Trump « parvient à attirer une partie de l’électorat républicain qui ne se déplaçait pas auparavant pour les primaires ».

Bref il progresse, séduit, se fait aimer et convainc, wait and see.

La Rédaction

Information, news et actualité internationale en direct & en continu sur NetDakar. Actualité politique, info culture & sports au Sénégal et à l'international.

You may also like...

1 Response

  1. Augustin dit :

    En effet, il séduit et oui il peut gagner. C’est à se demander si les américains qui sont prêts à l’élire sont au courant des résultats des activités de Donald Trump à Atlantic City comme on peut le voir dans cet article.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.