• Non classé
  • 0

CHERS COMPATRIOTES, IDRISSA M’A … ECRIT – PAR LISSA AMADOU TIDIANE BA

« Le silence de la montagne est encore plus beau lorsque les oiseaux se sont tus »
Taisen Deshimaru

Telle la magnificence de la lettre que j’ai reçue d’ Idrissa lorsque la meute hurlante s’est tue !

La joie est telle que ce n’est point un appel ou un sms que j’ai reçu mais une correspondance, un écrit, un indélibile message physique et émotionnel.

« Un nain a beau se tenir sur une montagne, il n’en est pas plus grand » : Abdoulaye Wade a voulu « faire dégringoler » Idrissa qui l’a HISSé, INSTALLé et MAINTENU à la montagne appelée pouvoir pour y installer le fils biologique – le nain – qui ne séduisait pas les sénégalais,  (sa défaite aux locales de mars 2009 et le terrible 23 juin 2011 sont des dates témoins).

Idrissa a refusé cette tentative de dévolution monarchique, et s’est retranché vers l’opposition. La radicale opposition ne s’est toutefois fait sentir que lorsqu’il s’est libéré des « dialogues avec Wade »; des dialogues par lesquels il pensait « ramener à la raison voire sauver le patriache Wade ». Lorqu’il a compris qu’il n’y aurait jamais de sincérité dans ces échanges et malgré sa candeur, dominée par l’amour paternel, tout a changé.

Malheureusement pour Wade père, il était trop tard : celui qui a remplacé Idrissa Seck dans le coeur du vieux, a compris la vraie nature du père (qui les utilisait pour installer son fils) ; aussi, il n’a pas hésité à l’achever dès qu’il en a eu l’occasion. On connait la suite : Macky prend le pouvoir donc, met aux arrêts pendant 3 ans le fils biologique, Karim Wade, pour ensuite le libérer dans un processus nébuleux, discourtois pour nous l’ avons élu pour se débarasser du vieux Wade. Idrissa, le fils adoptif dénonca les faîts.

Cette dénonciation a valu ce bourratif alimentaire de protocole, rechauffé et servi de la plus ignoble manière par « ceux qui ne cessent de jurer, méprisables, diffamateurs infatigables, délateurs, avares de tout bien, violents, pécheurs, insolents, et de surcroît, bâtards », (Coran sourate 68, versets 10-13)… m’a dit il dit sur sa lettre de ce Vendredi Saint !

Idrissa m’a fait parvenir qu’il ne sent plus dans les liens du fils, adoptif ou utilisé. Peu importe now*. Il m’a fait comprendre par sa lettre, que même s’il gère le « père du petit impudent qui l’insulte tout le temps » au lieu de se « bagarrer » avec lui, il n’en demeure pas moins qu’il reste soumis à la justice de son pays mais reste confiant car il ne me doit pas un centime.

Il m’a dit : Lissa, les plus belles plumes converties en dame de compagnie du Palais ne me feront jamais renoncer à mon rôle d’opposant irréductible ! Je suis innocent. Je souffre de complot et de harcèlement en tout genre dès lors que je joue ma partition qui est d’entonner la voix du peuple qui se fait brouiller, délesté, trompé…

Assurément, j’ai compris ; maintenant, LUI et MOI, sera IDY et MOI (le sénégalais) – un renouveau !

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis… » Vouloir à tout prix croire au protocole de Rebeuss contre l’évidence est un entêtement orgueilleux confiné à la stupidité.

Après avoir donc lu ma lettre, moi en tout cas, je ne veux pas mourir… bête ! et vous non plus, chers compatriotes !

 

 

La Rédaction

Information, news et actualité internationale en direct & en continu sur NetDakar. Actualité politique, info culture & sports au Sénégal et à l'international.

You may also like...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.