AIDA DIONGUE AU BORD DE LA DECHE ?

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Aïda Ndiongue «C’est inhumain, c’est de la torture morale, je n’ai plus rien, j’ai été obligée d’inscrire ici mon fils qui étudiait à Abu Dhabi…»

Qu’est ce qui se passe dans le dossier de Aïda Ndiongue ? La politique est-elle en train de s’immiscer dans cette affaire au point de tordre le bras aux magistrats pour mettre cette affaire en suspens ? En tout cas, curieusement, la Commission d’instruction près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Ci-Crei), pour la dixième fois, a prorogé l’instruction. Mais, selon Aïda Ndiongue, c’est juste de la «torture morale», un acte «inhumain» qu’elle est en train de subir injustement.

Comme une machine à proroger, la Commission d’instruction près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Ci-Crei) a encore une fois, prolongé l’instruction dans le dossier de Aïda Ndiongue, pour deux mois. C’est hier que l’ordonnance de prorogation a été rendue. Motif invoqué : prolongation de la mission de l’expert.

Mon fils qui étudiait à Abu Dhabi…

«C’est inhumain ! C’est de la torture morale que je suis en train de subir. Je suis inculpée depuis le 30 avril 2014, et cela fait plus de deux ans que cette instruction dure. On en est à la dixième prorogation. Et pendant ce temps, ils ont bloqué tous mes comptes. Ils ne savent pas comment je fais pour vivre.

Ce sont actuellement mes sœurs et leurs enfants qui m’apportent leur soutien financier parce que je n’ai plus accès à mes comptes bancaires», s’est offusquée Aïda Ndionge. La responsable libérale de renchérir: «actuellement, à la Crei, il n’y a que le dossier de Abdoulaye Baldé et le mien. Et pour celui de Baldé, l’expert a déposé son rapport; quant à moi on n’arrive pas à terminer l’expertise.

S’ils ne trouvent rien et ils ne trouveront rien, ils n’ont qu’à abandonner. Mais deux ans que j’attends et je ne sais pas s’il y aura un non-lieu ou que l’on va renvoyer. C’est de la torture morale. Je ne peux pas voyager ; j’ai des problèmes médicaux. Je ne peux pas me soigner. J’ai été obligée de ramener mon fils à Dakar pour continuer ses études parce que je n’ai plus de quoi lui payer ses études puisqu’il était à Abu Dhabi. C’est vraiment de la torture morale».

La Rédaction

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